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Communiqué de presse
 
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Alcool et grossesse ne font pas bon ménage : ne prenez aucun risque !

13/09/2017

Chaque année, le neuvième jour du neuvième mois est l’occasion de rappeler que les neuf mois de grossesse déterminent la santé et le bien-être à long terme des bébés. La Journée internationale de sensibilisation au syndrome d'alcoolisme fœtal a été lancée en 1999 comme appel à la communauté internationale à travailler ensemble pour s'assurer que chaque bébé naisse sans un handicap grave causé par la consommation d'alcool durant la grossesse.

Le 9 septembre, le CHU de Liège a lancé une importante campagne de sensibilisation visant à informer sur les effets néfastes de la consommation d’alcool en période de grossesse. Et d’insister sur la nécessité d’adopter le réflexe « Zéro alcool pendant la grossesse ». Si la consommation d’alcool est une pratique socialement reconnue et acceptée, chez la femme enceinte, elle peut avoir des conséquences sur l’enfant à naître, sur son développement physique comme sur ses comportements futurs.

Le message du CHU est clair : « Si vous buvez de l’alcool, votre bébé en boit aussi ! »

L’alcoolisation fœtale, c’est quoi ?

L’alcoolisation fœtale, appelé également Exposition Prénatale à l’Alcool (EPA), est une intoxication du fœtus provoquée par une consommation d’alcool durant la grossesse. L’alcool consommé par la future maman, quelle que soit sa quantité ou sa nature, est rapidement absorbé et distribué dans tout l’organisme et traverse facilement le placenta, qui ne joue pas son rôle de barrière protectrice. La boisson alcoolisée est donc directement acheminée vers le bébé et peut entrainer des modifications cellulaires et membranaires irréversibles.

Quels sont les risques pour le fœtus ?

L’Exposition Prénatale à l’Alcool (EPA) peut induire un ensemble d’altérations très diverses sur l’organisme en développement. Ces changements sont regroupés sous l’appellation générique « Ensemble des Troubles Causés par l’Alcoolisation Fœtale (ETCAF) ».

Les diagnostics médicaux de l’ETCAF comprennent :

-          Le Syndrome d’Alcoolisation Fœtale (SAF) ;

-          Les Effets de l’Alcool sur le Fœtus (EAF) ou le Syndrome d’Alcoolisation Fœtale partielle (SAFp) ;

-          Les Troubles Neurologiques du Développement Liés à l’Alcool (TNDLA) ;

-          Les Anomalies Congénitales Liées à l’Alcool (ACLA).

Les signes et symptômes de l’ETCAF :

Si la plupart des malformations physiques peuvent être diagnostiquées à la naissance, il n’en va pas de même pour bon nombre d’anomalies neurologiques ou psychosociales. Dans bon nombre de cas, des problèmes de comportement ou d’apprentissage ne sont décelés que lorsque l’enfant est assez âgé pour aller à l’école :

-          Problèmes d’intelligence et d’apprentissage

-          Problèmes sensoriels

-          Problèmes de comportement

-          Problèmes physiques

Aujourd’hui, le risque lié à la consommation d’alcool pendant la grossesse reste encore très flou dans les esprits et l’abstinence alcoolique n’est pas toujours comprise comme une abstinence totale ni perçue comme une absolue nécessité. Par ailleurs, il est important de rappeler qu’il y a autant d’alcool pur dans un verre de bière, de cidre, de vin ou d’alcool fort et qu’il n’existe pas de dose totalement sans danger pour le bébé.

En 2013, la prévalence du Syndrome d’Alcoolisation Fœtale était estimée être de l’ordre de 1 à 2 naissances sur 1000 en Belgique. À titre de comparaison, l’incidence est nettement moins élevée au sein de l’Union Européenne, avoisinant les 0,97 cas pour 1 000 naissances. À l’inverse, aux États-Unis, le syndrome est 20 fois plus fréquent. Une situation qui est 100 % irréversible... mais aussi 100 % évitable ! C’est pourquoi le Conseil supérieur de la santé ne transige pas : "Si vous êtes enceinte, ne buvez pas d'alcool à quel que moment que ce soit. Si vous planifiez une grossesse, arrêtez totalement".

Le message du CHU est simple : « L’alcool pendant la grossesse ? Pas pour nous ! » 

Ainsi, au regard de l’absence de consensus concernant la valeur-seuil à partir de laquelle la consommation d’alcool ne serait pas dangereuse pour le fœtus, des  recommandations  d’abstinence s’imposent  à  l’adresse  des jeunes, des  femmes  en  âge  de  procréer,  en  cas  de  grossesse  encore  méconnue  ou  débutante et  aux  femmes  allaitantes.

Il  est aussi  impératif  de cibler les  professionnels  de  la  santé  qui doivent  être  formés  à  questionner  les  femmes  sur  leur  consommation  d’alcool, à  détecter la population à risque et les femmes alcoolo-dépendantes.

Si vous êtes enceinte ou que vous pensez l’être, ne consommez pas d’alcool, même en faible quantité.

Si vous avez un problème d’alcoolisme, parlez-en à votre médecin ou à un autre professionnel de la santé. Ils pourront vous aider à arrêter de boire ou à réduire votre consommation autant que possible.

Consultez notre brochure interactive sur www.chu.ulg.ac.be/books/Alcoolisationfoetale

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